Expositions consacrées à la peinture de paysage
Année 2016

 

Joaquín Sorolla (1863 - 1923)
Le Bateau blanc. Jávea, 1905
Huile sur toile, 105 x 150 cm.
Collection particulière
© Madrid, avec l’aimable autorisation de Blanca Pons Sorolla

 

Sorolla, un peintre espagnol à Paris
14 juillet - 6 novembre 2016
Musée des impressionnismes, Giverny

C'est à Paris que Joaquin Sorolla, peintre espagnol (1863-1923), a été reconnu de ses pairs et du public en exposant au Salon des Artistes Français de 1893 à 1909. Georges Petit, un des principaux promoteurs de l'impressionnisme, lui organise une exposition personnelle dans sa galerie en 1906.

Dans les paysages des côtes atlantique et méditerranéenne, il exerce avec virtuosité son talent de peintre de la lumière, de la transparence des eaux ondoyantes, de la sensualité des peaux caressées par le soleil. Comme ses contemporains impressionnistes, il libère la touche pour représenter les reflets et la diffraction de la lumière sur le clapotis de l'eau mais il saura aussi se rapprocher du divisionnisme pour un traitement pictural de la mer.

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Adriaen van de Velde (1636-1672)
Paysage valloné sur une grande route
1660 - 1672
Rijksmuseum Collection

 

Adriaen van de Velde. Le Maître néerlandais du paysage
24 juin - 25 septembre 2016
Rijksmuseum, Amsterdam, Pays-Bas   

Cette exposition présente une monographie d'Adriaen van de Velde (1636-1672), un des plus grands peintres paysagistes du Siècle d’or. De ce talent parti trop jeune seront exposés soixante peintures, études préliminaires et dessins issus de collections privées et de musées, tels que le Louvre, la Gemäldegalerie Alte Meister de Cassel, le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, la Mauritshuis ou encore le British Museum.

La renommée d’Adriaen van de Velde n’est pas un fait nouveau, puisque dans son jeune temps, alors âgé de 35 ans à peine, il était déjà considéré comme l’un des plus grands artistes du XVIIe siècle. De son vivant, il était connu pour ses remarquables peintures mettant en scène des personnes et des animaux. Son nom était encore bien présent dans toutes les têtes jusqu’à la moitié du siècle précédent. Cette perte de notoriété auprès du grand public n’est donc que très récente.

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Charles Camoin (1879-1965)
Saint-Tropez, voilier blanc dans la baie des Canoubiers, 1939
Huile sur toile, 60 × 92 cm
Collection particulière
© Jean-Louis Losi © ADAGP, Paris 2016

Camoin dans sa lumière
Cézanne - Manguin - Marquet - Matisse

11 juin - 2 octobre 2016
Musée Granet, Aix-en-Provence

Charles Camoin est né en 1879 dans le Marseille industrieux tourné essentiellement vers l'empire colonial français. Il appartient à cette génération d'artistes qui font la charnière entre le XIXe et le XXe, époque de tous les bouleversements qu'ils soient techniques, philosophiques ou artistiques.

Il est très proche de Matisse, Manguin et Marquet qu'il a rencontrés aux Beaux-arts de Paris. Camoin est associé au fauvisme et il est le seul des fauves à avoir noué une relation forte avec Cézanne.

Avec cette exposition, le visiteur traverse les différents moments fondamentaux de l'histoire de l'art et suit les chemins empruntés par Camoin. Elle propose ainsi de faire découvrir l'œuvre de Camoin depuis sa fréquentation de l'atelier de Gustave Moreau et du groupe Matisse, sa rencontre avec Cézanne, ses années fauves, sa relation avec l'artiste Emilie Charmy, jusqu'à son séjour au Maroc avec Matisse et sa vision de la Méditerranée, éblouissante et douce, chatoyante et contrastée.

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Albert Marquet (1875-1947)
La Seine à Poissy. 1908.
Huile sur toile. 65 x 81 cm.
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
© ADAGP, Paris, 2016. Musée d’Art moderne. Roger-Viollet.

Albert Marquet
Peintre du temps suspendu
25 mars - 21 août 2016
Musée d'Art moderne de la Ville de Paris

Le musée d’Art moderne consacre à Albert Marquet (1875-1947), une importante monographie regroupant plus d’une centaine d’œuvres -peintures et dessins-, certaines montrées pour la première fois en France. Le parcours chronologique et thématique de l’exposition permet de redécouvrir un artiste inclassable qui a évolué avec les mouvements de l’époque, du post-impressionnisme au fauvisme, tout en conservant son indépendance stylistique.

Marquet a passé sa vie à voyager entre les rives de la méditerranée et de la Seine, faisant du paysage et de l’eau, ses motifs favoris. Le parcours de l’exposition met en lumière sa constante recherche de modernité à travers les différents aspects de son œuvre : depuis ses premiers travaux à Paris et à Arcueil aux côtés de Matisse, ses œuvres de la période fauve, ses nus si caractéristiques, jusqu’à son obsession du paysage, de la variation à la série.

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Berthe Morisot (1841-1895)

Le port de Cherbourg. 1871.
Huile sur toile. 42 x 56 cm.
Yale University Art Gallery, New Haven.
© Courtesy of Yale University Art Gallery.

L'atelier en plein air, les impressionnistes en Normandie
18 mars - 25 juillet 2016
Musée Jacquemart-André

La Normandie s’impose ainsi comme l’atelier en plein air préféré des Impressionnistes (Monet, Renoir, Pissarro, Degas, Sisley, Boudin, Morisot, Gauguin...), qui vont y épanouir leur art et le renouveler constamment.

À travers une quarantaine de tableaux, l’exposition se propose d’évoquer d’abord le rôle décisif joué par la Normandie dans l’émergence du mouvement impressionniste, à travers les échanges entre paysagistes français et anglais, le développement d’une école de la nature et les rencontres de Saint-Siméon. Puis, passant d’une approche historique à une approche géographique, l’exposition montrera à quel point les paysages et plus encore les lumières de la Normandie ont été déterminants dans l’attirance que cette région a exercée sur tous les maîtres de l’Impressionnisme.

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Paul Signac (1863-1935).
Juan-les-Pins. Soir.
1914.
Huile sur toile. 73 x 92 cm.
Collection particulière.

Signac
Une vie au fil de l'eau

29 janvier - 22 mai 2016

Fondation de l'Hermitage, Lausanne, Suisse

Près de 140 peintures, aquarelles et dessins illustreront la carrière foisonnante du maître néo-impressionniste. Réunie par une famille passionnée par l'artiste, cette collection unique constitue l'un des plus grands ensembles d’œuvres de Signac conservé en mains privées. Elle offre un éventail exhaustif de l'évolution artistique du peintre, depuis les premiers tableaux impressionnistes jusqu'aux dernières aquarelles de la série des Ports de France, en passant par les années héroïques du néo-impressionnisme, l'éblouissement tropézien, les images flamboyantes de Venise, de Rotterdam et de Constantinople. Cette collection est également exceptionnelle par la diversité des techniques qu’elle embrasse : la fougue impressionniste des études peintes sur le motif s'y oppose aux polychromies limpides des tableaux pointillistes; le japonisme audacieux des aquarelles y contraste avec la liberté des feuilles peintes en plein air. Quant aux grands lavis préparatoires dessinés à l'encre de Chine, ils nous livrent les secrets de compositions sereines, longuement méditées à l'atelier. C’est donc une initiation aux harmonies chromatiques de Signac, doublée d’une invitation au voyage, que propose cette exposition.

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Claude Monet
(1840 - 1926). 

Le bassin aux nymphéas, harmonie verte. 1899. Huile sur toile. 89 x 93.5 cm.
Musée d'Orsay, Paris.
© RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski.

Painting the Modern Garden: Monet to Matisse
30 janvier - 20 avril 2016

Royal Academy of Arts, Londres, Angleterre

En prenant les œuvres de Monet comme point de départ, cette exposition s'intéresse au rôle joué par les jardins dans l'évolution de la peinture du début des années 1860 jusqu'aux années 1920.

Sont présentées les œuvres de grands peintres de différents courants notamment impressionnistes et postimpressionnistes, tous avant-gardistes, tels que Renoir, Cézanne, Pissarro, Manet, Sargent, Kandinsky, Van Gogh, Klimt ou Klee.

Pour ces artistes, peindre le jardin leur a donné la liberté d'explorer de nouveaux territoires artistiques, révélant une période de grand changement social.

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Henri-Edmond Cross (1856-1910)
Le Four des Maures
Huile sur toile, 1906
Musée de la Chartreuse, Douai.
© Musée de la Chartreuse, Douai - photo Hugo Maertens.

Emile Verhaeren, poète et passeur d'art
15 octobre 2015 - 6 mars 2016

Musée des Avelines, Saint-Cloud

Le titre de l'exposition consacrée à Emile Verhaeren (1855-1916) est bien trouvé : le poète belge fut en effet un passeur remarquable entre la littérature et la peinture, défendant assidûment le postimpressionnisme de Signac et Cross ou le symbolisme de Khnopff et Degouve de Nuncques.

L'exposition met en lumière cette personnalité qui fut l’un des acteurs les plus importants de la vie artistique au tournant des XIXe et XXe siècles, en dressant le portrait sensible de ce grand poète belge injustement oublié, amoureux de la langue française, à travers ses engagements, ses passions et ses amitiés artistiques.

Cette exposition réunit 180 œuvres provenant de grandes institutions françaises (musée d’Orsay, bibliothèque nationale de France, musée des Beaux-Arts de Nantes, musée d'Art moderne de la ville de Paris, centre Georges Pompidou, musée Bourdelle…) et belges (bibliothèque royale de Belgique, musée d’Ixelles…) ainsi que de nombreux particuliers.

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Lucien Pissarro (1863-1944).
L’Eglise de Gisors. 1888.
Huile sur toile.
Musée d’Orsay.
© RMN-Photos 2015.

Les Pissarro, une famille d'artistes au tournant des XIXème et XXème siècles
29 novembre 2015 - 28 février 2016

Musée Tavet-Delacour, Pontoise

Cette exposition vous fera découvrir les oeuvres d’une famille d’artistes hors du commun : les Pissarro. Ce nom est associé à plusieurs générations de peintres talentueux. Le premier et le plus célèbre est Camille, l’un des pères du mouvement impressionniste, qui a conçu une partie de ses chefs-d’oeuvre à Pontoise.

L’exposition est consacrée principalement à ses quatre fils : Lucien, peintre néo-impressionniste très proche de son père, graveur sur bois et éditeur reconnu en Angleterre ; Georges Manzana, dont l’imaginaire orientaliste se retrouve dans ses nombreux objets décoratifs, Ludovic-Rodo, publié dès l’âge de 16 ans dans le journal Le Père Peinard ; et Paul-émile dit “Paulémile”, paysagiste post-impressionniste.

Des gravures de la fille de Lucien, Orovida, complètent cet ensemble très varié qui présente également de rares objets décoratifs et de précieux livres manuscrits et illustrés d’oeuvres originales.

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Voyages en Italie de Louis-François Cassas (1756 - 1827)
21 novembre 2015 - 22 février 2016

Musée des Beaux-Arts de Tours
 
Louis-François Cassas, dessinateur, compte parmi les grands artistes voyageurs du XVIIIe siècle. L'exposition dévoile les oeuvres réalisées lors de son Grand Tour et s'inscrit dans le thème transversal et séduisant du voyage et de l'Italie dans toute sa diversité archéologique, urbaine, insulaire... à la fin du siècle des Lumières. Cassas sut conjuguer son attrait pour l'architecture antique aux paysages animés de scènes de la vie quotidienne.

Sont évoquées les grandes étapes de son premier voyage en Italie de 1778 à 1783 : Lyon, Genève, les Alpes, Bologne, Parme, Rome, Naples, Paestum, Venise... Le second voyage en Italie (1787-1792), sera couronné par les années de triomphe de l'artiste à Rome. Désormais c'est dans son atelier qu'il accroche ses aquarelles réalisées en Orient (Palmyre, Le Caire, la Corne d'Or...)

Parmi les 115 oeuvres exposées figurent des prêts de musées français et étrangers prestigieux.

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Le postimpressionnisme et Rhône-Alpes
La couleur dans la lumière

11 octobre 2015 – 7 février 2016

Musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saône
    
Avant même que ne se déroule la dernière exposition impressionniste, en 1886, le monde de l’art moderne était en proie à de multiples transformations. De jeunes artistes, mais aussi parfois leurs aînés, souhaitaient proposer individuellement de nouvelles solutions plastiques. Aux néo-impressionnistes succédèrent les synthétistes, les symbolistes, les nabis et bien d’autres dont les propositions reçurent des échos favorables en région lyonnaise, du pointillisme d’un Léon Pourtau à l’exaltation de la couleur d’une Emilie Charmy.

L’année 1914 vit à Lyon s’ouvrir l’Exposition Internationale des beaux-arts où la plupart d’entre eux furent présents. L’impact de cette manifestation qui mettait en avant le projet d’une cité moderne et originale servie par les arts, se dilua cependant dans les affres de la première guerre mondiale.

Avec les œuvres de Pierre Bonnard, Charles Camoin, Emilie Charmy, Henri-Edmond Cros, Léon Pourtau, Henri Manguin, Albert Marquet, Etienne Morillon, Jean Puy, Paul Signac, Suzanne Valadon, Louis Valtat, Edouard Vuillard …

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Félix Vallotton (1865 - 1925)
L’Estérel et la baie de Cannes, 1925
Huile sur toile, 54 x 65 cm
Collection particulière, Villa Flora, Winterthur
©  Collection particulière, Villa Flora,
Winterthur, Photo Reto Pedrini, Zürich
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Villa Flora, les temps enchantés
10 septembre 2015 - 7 février 2016
Musée Marmottan Monet, Paris

75 chefs d’œuvre présentés pour la première fois en France, racontent l’histoire unique d’un couple de collectionneurs engagés et passionnés. Hedy et Arthur Hahnloser, suisses, se sont tournés vers la création de leur époque et ont réuni, entre 1905 et 1936, des œuvres post- impressionnistes : nabis et fauves. Sur les conseils de leurs amis peintres comme  Félix Vallotton, ils s’enthousiasment également pour le travail de Bonnard, Vuillard et Maillol.

Soucieux de constituer une collection cohérente, ils achètent des œuvres de Van Gogh, Manet, Renoir et Cézanne afin de mieux comprendre le contexte  de création des œuvres de leur collection. La villa Flora, célèbre maison du couple, à Winterthur, en Suisse, devient un lieu de rencontres, d’échanges et de création, un repère d’artistes.

Paysages de Pierre Bonnard, Paul Cézanne, Ferdinand Hodler, Henri Manguin, Henri Marquet, Henri Matisse, Odilon Redon, Félix Vallotton et Vincent Van Gogh.

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