Expositions consacrées à la peinture de paysage
Années 2011 à 2012

Canaletto
Le Pont du Rialto
Vers 1740
Huile sur toile, 76 x 45 cm
Musée Jacquemart-André, Paris
© Institut de France

De Canaletto à Guardi - Les grands maîtres vénitiens
14 septembre 2012 - 14 janvier 2013

Musée Jacquemart André, Paris

Cette exposition est entièrement dédiée à la peinture vénitienne de veduta au XVIIIème siècle. Elle célèbre l’art des grands maîtres vénitiens, de Canaletto à Guardi, avec Luca Carlevarijs, Bernardo Bellotto et Michele Marieschi notamment.

Le parcours de l’exposition raconte comment les peintres vénitiens du XVIIIème siècle firent de la veduta le genre le plus admiré des collectionneurs, du siècle des Lumières à nos jours. L’exposition offre aussi l’occasion de souligner les qualités d’interprétation propres à chacun d’eux. Un hommage particulier sera rendu à Francesco Guardi à l’occasion du 300ème anniversaire de sa naissance, le 5 octobre 1712, à Venise.

 

Henri Rouart, l'oeuvre peinte (1833-1912)
13 septembre - 11 novembre 2012

Musée Marmottan Monet, Paris

Cette exposition, présentée à l'occasion du centenaire de la mort du peintre et collectionneur Henri Rouart, réunit une quarantaine de ses tableaux en provenance de collections particulières et de musées français et suisse.

Henri Rouart fut mécène, collectionneur, ingénieur polytechnicien et industriel. Jeune lycéen il noue une profonde amitié avec Degas; formé par Corot et Millet, il se distingue déjà par des prix de dessins. Son goût prononcé pour l'art le conduit en outre à acquérir une collection qui ne cesse de s'étoffer. Cette collection, rassemblée tout au long de sa vie et qui attira, à sa mort les convoitises des plus grands connaisseurs du monde entier, comptait des pièces maîtresses de Delacroix, Courbet, Daumier, Millet, Corot, Manet, Cézanne, Renoir, Morisot, Toulouse Lautrec, Gauguin et, bien sûr, Degas.

C'est l'artiste et son œuvre que le musée Marmottan Monet souhaite aujourd'hui mettre à l'honneur afin de lui restituer sa véritable place au cœur d'une époque fertile et passionnante, dont il demeure une figure marquante. Les toiles et aquarelles, présentées révèlent un paysagiste de grand talent et un portraitiste de qualité, attentif à saisir ses proches dans leur cadre intime. Loin d'être un simple amateur, il pratiqua la peinture durant toute sa vie et participa à presque toutes les expositions impressionnistes dont il fut également le mécène.

Hokusai
Sous la vague au large de Kanagawa
(Kanagawa-oki nami-ura)
Série de 46 planches,
36 estampes à cerne bleu
et 10 planches supplémentaires
à contour noir
Vers 1829-1833
248 x 370 mm

HOKUSAI
12 septembre - 10 décembre 2012

Musée Guimet, Paris

Artiste protéiforme à la personnalité extravagante, Katsushika Hokusai (1760-1849) a laissé une œuvre à la fois foisonnante et variée. Une quarantaine de peintures, estampes et dessins, dont la célèbre "Sous la grande vague", sont présentées au public. Cette œuvre exceptionnelle ouvre la série des 46 estampes consacrées au Fuji (dont 9 sont exposées). Editées entre 1831 et 1833, ces estampes figurent le Mont Fuji depuis différents lieux, suivant les saisons. Cette série de vues entièrement consacrées au paysage et dont le thème central illustre le rapport entre l’homme et la nature, réalisée en grand format, révolutionnera l’art de l’estampe au dix-neuvième siècle.

Résolument novatrice, l’œuvre de Hokusai s’avéra également être une source d’inspiration très importante pour les peintres occidentaux japonisants du XIXème siècle. Nombre d’entre eux firent même parfois collection de ses estampes : Van Gogh, Monet, Degas, Renoir, Pissaro, Klimt.

Il influencera de nombreux poètes et musiciens : "Sous la grande vague" constituera une des plus grandes sources d’inspiration de Debussy pour composer "La Mer".

Des arbres et des lettres
8 septembre - 23 décembre 2012

Musée Daubigny, Auvers-sur-Oise

Cette exposition s'inscrit dans le cadre de la saison départementale «Forêt[s] en tous sens», initiée par le musée d’Art et d’histoire Louis Senlecq à l'Isle Adam et soutenue par le Conseil général du Val d’Oise. Pour la première fois de son histoire le musée Daubigny met l’accent sur la photographie dont les peintres Daubigny et Corot explorèrent les prémices au travers de la technique du cliché-verre.

Cette exposition sera l’occasion unique de faire découvrir, dans le même temps, le travail du paysagiste Jérôme Le Tellier, un photographe réputé pour ses portraits de jardins de la fin des XVIII° et XIX° siècles, et les images qu’il a réalisées spécialement dans le but d’être mises en regard avec des extraits littéraires, des gravures, des dessins et des peintures de Maîtres, centrés sur la thématique de «l’arbre».

De Delacroix à Signac. Dessins de la collection Dyke
27 juillet – 31 octobre 2012

Musée des impressionnismes, Giverny

Aux États-Unis, James T. Dyke est l’un des collectionneurs les plus avisés de dessins européens et américains des XIXe et XXe siècles. Ami de la National Gallery of Art de Washington, il est l’un de ses principaux donateurs depuis de nombreuses années.

Cette exposition réunit une centaine d’œuvres majeures sélectionnées parmi les dessins de la collection privée de James T. Dyke et la donation qu’il a faite à la National Gallery of Art. Cette sélection s’articule autour d’artistes actifs entre 1830 et 1930, de Delacroix à Bonnard, Vuillard et Signac.

Présentant une très grande richesse de sujets, de styles et de techniques, l’exposition offre un magnifique exemple de l’évolution générale du dessin moderne en France, du romantisme aux Nabis et aux néo-impressionnistes.

Cette exposition est organisée par la National Gallery of Art, Washington, en collaboration avec le musée des impressionnismes à Giverny.

Georges Lacombe
La Mer jaune, Camaret, 1892
Huile sur toile, 60,7 x 81,5 cm

La vague japoniste. Les peintres en Bretagne
10 juillet - 4 novembre 2012

Musée des beaux-arts, Brest

Cette exposition est présentée dans le cadre de Bretagne-Japon 2012. La découverte de l’art japonais par les Occidentaux, à travers la diffusion des estampes de l’ukiyo-e (« images du monde flottant »), pousse les peintres à renouveler leurs représentations de la nature, transformant les cadrages et exaltant les couleurs. Inspirés par le japonisme, certains séjournent en Bretagne, où la mer devient leur sujet de prédilection.

Des échos impressionnistes aux leçons de Pont-Aven, en passant par l’héritage du paysage classique, l’exposition rassemble les plus belles œuvres des peintres qui ont montré la Bretagne sous l’angle japonisant (Georges Lacombe, Émile Bernard, Paul Sérusier, Maurice Denis, Émile Jourdan, Jean-Francis Auburtin, Henri Rivière, Henry Moret, Maxime Maufra, René Quillivic), mises en regard de celles des artistes de l’estampe japonaise (Hiroshige, Hokusai, Kuniyoshi).

Eugène Isabey
Rochers à Saint-Malo
© Paris, Musée du Louvre

Eugène Isabey (1803-1886), Par les ruelles et par les grèves
5 Juillet - 17 Septembre 2012

Musée du Louvre, Paris

Cette exposition consacrée à Eugène Isabey présente l'exploration inédite des paysages normands et bretons par un artiste dont la palette et la virtuosité font regarder autrement le spectacle de la nature.

D’Étretat à Saint-Malo, cette vision tourmentée de côtes déchiquetées, tour à tour battues par les vents ou écrasées de soleil, nous rappellent que derrière le virtuose de la gouache et de l’aquarelle, se cache un artiste authentique, de ceux qui font regarder autrement le spectacle de la nature, leçon à laquelle furent sensibles Jongkind comme Boudin.


 

Exposition exceptionnelle des oeuvres d'Henri Martin provenant de la collection Paul Riff
30 juin - 31 août 2012

Musée Henri Martin, Cahors

En janvier 2012, le musée de Cahors est informé de la découverte à Rennes de 42 peintures d'Henri Martin des années 1890-1900. Grâce à la mobilisation de la population et des entreprises lotoises, à la contribution de l'État – exercice du droit de préemption, mobilisation du fonds du patrimoine – de la Région Midi-Pyrénées et du Conseil Général du Lot, la Ville de Cahors est parvenue à acquérir 16 de ces toiles lors de la vente organisée par Rennes Enchères le 1er avril. Conscients du caractère exceptionnel de l'événement et de l'intérêt de rassembler une dernière fois cette collection constituée par le magistrat douaisien Paul Riff, les autres acquéreurs – musée des lettres et manuscrits, particuliers français et étrangers – ont accepté de se séparer temporairement de leurs œuvres pour le plaisir des visiteurs du musée qui peut enfin porter dignement le nom d'Henri Martin.

Turner Monet Twombly, later paintings
22 juin - 28 octobre 2012

Tate Liverpool, Grande Bretagne

Cette exposition permet d'établir des parallèles entre les œuvres tardives de ces trois grands maîtres de la peinture, qui ont tous les trois vécus à des époques bien distinctes et tendent tous les trois, chacun à sa manière, vers une abstraction plutôt lyrique.

A travers une soixantaine de peintures l'exposition met en avant leur fascination commune pour la lumière, le paysage, le sublime et la mythologie, ainsi que certaines similitudes dans les qualités picturales de leur travail. Le dialogue, pour ne pas dire cette conversation visuelle est saisissante et fonctionne à merveille.

Présentée d'abord à Stockholm, puis à Stuttgart jusqu'à fin mai 2012, cette exposition voyage ensuite à la Tate Liverpool.

Contre nature ou les fictions d'un promeneur d'aujourd'hui
9 juin - 11 novembre 2012

Musée départemental de l'Oise, Beauvais

Cette exposition est dédiée à Jean-Jacques Rousseau, visionnaire de la nature, à l'occasion du tricentenaire de sa naissance.

Particulièrement développé dans les essais du philosophe (et notamment dans Les Rêveries du promeneur solitaire), le thème de la nature est le prélude des œuvres exposées dans la salle sous charpente du Palais Renaissance et dans le jardin.

15 artistes parmi lesquels se trouvent des noms majeurs de la scène nationale et internationale comme Claude Lévêque, Jean Le Gac, Christian Jaccard, Mona Hatoum ou encore Hamish Fulton témoignent des liens entretenus avec la nature par les hommes modernes et urbanisés que nous sommes devenus.

La photographie, la vidéo interactive, l'installation, la performance... la nature a en effet plus que jamais une place essentielle dans notre rapport au monde, place qu'accordait déjà il y a 300 ans Rousseau dans ses réflexions avec une troublante modernité pour l'époque !

Rendez-vous aux jardins
1, 2, 3 juin 2012


Créés en 2003 par le ministère de la Culture et de la Communication, les «Rendez-vous aux jardins» ont lieu chaque année le 1er week-end de juin.

Cette manifestation a pour objectif de faire comprendre aux visiteurs la complexité et l’importance des interventions nécessaires non seulement à la connaissance, la protection, la conservation, l’entretien, la restauration et la création de jardins mais aussi la transmission des savoir-faire, la formation des professionnels tout en s’attachant à mettre en valeur leur dimension culturelle.

Outre l’ouverture massive de parcs et jardins privés et publics, parfois à titre exceptionnel, cette manifestation s’accompagne d’animations sur le thème national et/ou sur un thème régional.

Elle est également l’occasion de fédérer les nombreuses actions existantes, mises en place par les directions régionales des affaires culturelles, le réseau des Villes et Pays d’art et d’histoire, le Centre des monuments nationaux, les associations, les collectivités territoriales,.etc.

Les propriétaires et les gestionnaires des jardins sont invités à organiser des animations spécifiques: visites guidées, concerts, démonstrations de savoir-faire, ateliers pour enfants expositions, conférences, jeux/concours, ouvertures jusqu’au crépuscule le samedi soir…

Adrian Zingg
Chute d'eau (détail), 1785
Dresde, Kupferstichkabinett

Adrian Zingg Précurseur du romantisme
25 mai – 12 août 2012

Kunsthaus Zürich

Ce musée présente la première exposition consacrée à l'un des artistes les plus marquants d'une époque située entre les Lumières européennes et le Préromantisme de Dresde: Adrian Zingg (1734-1816).

Né à St-Gall, il accomplit sa formation auprès du graveur J. R. Holzhalb à Zurich puis de J. L. Aberli à Berne. Après une collaboration de sept ans dans l’atelier de J. G. Wille à Paris, il enseignera 50 ans durant la gravure sur cuivre et le dessin de paysage à la Kunstakademie de Dresde. Ses excursions sur le motif l’ont rendu célèbre. Ensemble avec Anton Graff, autre Helvète et ami artiste, Zingg parcourt les vallées pittoresques de l’Elbe, vaste région que l'on retrouvera dans grand nombre de ses paysages, et qui seront connues sous le nom de Suisse saxonne. Les lavis de Zingg ont influencé toute une génération jusqu'à C. D. Friedrich et L. Richter. Par ailleurs, son choix de motifs a marqué de son empreinte la production de souvenirs qui commencèrent à faire leur apparition à la naissance du tourisme.

Paysages du Tarn –1800-1950
19 mai - 31 août 2012

Musée du Pays Vaurais, Lavaur (81)

Dès les débuts du XIXe siècle, le Tarn est parcouru par les peintres et dessinateurs en quête de ruines, de monuments et, déjà, de pittoresque. Cette veine romantique et originale va profondément marquer l'iconographie tarnaise du XIXe siècle : châteaux en ruine (Penne, Castelnau de Lévis, Burlats...), monuments gothiques (Ste Cécile et la Berbie, la cathédrale de Lavaur...), etc.

La géographie du département se dessine en grande partie à partir des axes est/ouest de ses cours d'eau : le Tarn, le Dadou et l'Agoût. Les peintres se sont passionnés pour les bords du Tarn, qu'ils illustrent inlassablement à Rabastens, Lisle, Gaillac ou Albi. Le département devient ainsi une sorte de terrain idéal du paysagiste, par la variété de ses reliefs, de ses climats, voire ses curiosités géologiques (Sidobre).

Le terrain de jeu est donc infini pour ceux qui prennent le temps, derrière leur chevalet, de les observer. Fortement rural jusqu'au milieu du XXème siècle, le Tarn inspire aussi les peintres pour sa vie paysanne authentique (éleveurs, céréaliers et vignerons), riche en traditions. Ces derniers aimeront aussi ses marchés colorés, au cœur des villes et villages.
Ils seront nombreux, ces artistes tarnais, toulousains, et d'autres venus de plus loin, à s'arrêter en pays tarnais pour en saisir, de leurs crayons et pinceaux, les nuances subtiles.

Camille Corot
L'étang à l'arbre penché, vers 1865
Huile sur toile, 43,6 x 65,5 cm
Reims, musée des beaux-arts
© RMN

L'arbre dans la peinture de paysage entre 1850 et 1920
de Corot à Matisse
15 avril - 8 juillet 2012

Musée Tavet-Delacour, ville de Pontoise

De tous temps, les artistes ont eu recours à l’arbre comme l’un des éléments les plus utiles pour dresser une scène. Un arbre seul permet de signifier un paysage. Nul besoin d’en dessiner les détails ou d’en préciser l’espèce. Toutefois chaque époque a défini ses codes de représentation de l’arbre. Marqueur stylistique, l'arbre est donc un fil précieux pour suivre l’évolution de la peinture.

Entre 1850 et 1920, la peinture de paysage va délaisser progressivement la forêt au profit de l’arbre. À une conception romantique de la nature va succéder une recherche d’abstraction et d’autonomie de la touche (de Monet à Van Gogh), une recherche structurelle (de Cézanne à Mondrian), et devenir, avec le travail sur les ombres, le motif par excellence de toutes les expériences chromatiques des impressionnistes aux fauves.


L’exposition à travers quelques quatre-vingt œuvres d’une soixantaine d’artistes couvrant une large période, du préimpressionnisme au postimpressionnisme, se propose de nous faire redécouvrir ce motif pour suivre l’évolution de la peinture de paysage.

Auguste Renoir
L'abreuvoir, 1873
Collection privée

Renoir. Entre Bohème et Bourgeoisie. Les jeunes années
1er avril - 12 août 2012

Kunstmuseum, Bâle, Suisse

Le Kunstmuseum Basel présente une grande exposition rétrospective concentrée sur les surprenantes et variées premières années de la production du peintre jusqu'à ses premiers tableaux impressionnistes significatifs des années 1870. L'oeuvre de jeunesse de Renoir se trouve tiraillée entre des manières contradictoires de concevoir la peinture. À l'origine, sa formation est celle d'un peintre décoratif sur porcelaine. S'ensuivent comme influences le réalisme de Gustave Courbet, le pleinairisme de l'école de Barbizon, autant que les expériences picturales issues de ses fréquentes visites au Louvre.

Le modèle favori de Renoir durant ces premières années était sa maîtresse Lise Tréhot qui lui sert de modèle pour une importante série de tableaux de jeunesse. Ce groupe d'œuvres constitue un point culminant de l'exposition et illustre combien était diversifiée la première décennie de création de Renoir. Tous les genres sont en outre représentés, bien que les portraits et paysages l'emportent sur les natures mortes.

Maurice Denis
Pommier en fleurs, vers 1908
Collection particulière
© Paris, ADAGP, 2011

Maurice Denis, L’Éternel Printemps
1er avril – 15 juillet 2012

Musée des impressionnismes, Giverny

Cette exposition réunit quatre-vingts œuvres provenant des collections publiques et privées, parmi les plus prestigieuses, et présente des œuvres inédites ou très rarement exposées en France.

L’exposition s’organise en trois sections principales : l’éveil de la nature au printemps ; le printemps chrétien et le paradis terrestre ; les prémices de l’amour et le printemps de la vie. Elle se propose également de révéler, tout au long du parcours, un aspect peu connu de la production de Maurice Denis : son talent de peintre décorateur, à travers la reconstitution d’importants ensembles décoratifs.

Maxime Maufra
Bateaux au coucher du soleil

Le ciel et l'eau
31 mars - 2 septembre 2012

Musée Daubigny, Auvers-sur-Oise
« Le paysage est un genre impossible à cause du ciel » déclarait Jules Dupré (1811-1889), paysagiste pré-impressionniste, ami de Charles-François Daubigny. Plus tard, des impressionnistes, Armand Guillaumin, Pierre Prins, Eugène Murer, des post-impressionnistes, Maximilien Luce, Maxime Maufra, Gustave Loiseau, captent aussi les variations du ciel qu’ils représentent à l’aube, au coucher du soleil, au crépuscule. Ils font de l’eau qui court dans les rivières, les fleuves, la mer, le symbole de la nature en mouvement. Ils en fixent les reflets dans les ports, les étangs, les canaux. L’eau transparente devient miroir du ciel. Tout ce qui est impalpable, frémissant, mouvant dans ces deux éléments les intéresse. Ils représentent la brume, les nuages, la pluie, la neige, chacun selon leur sensibilité et leur technique.

L’exposition « Le Ciel et l’eau » rassemblera et confrontera des paysages, une quarantaine d'huiles, pastels, et aquarelles, mettant en évidence les rapports intimes de la lumière et de l’eau et les différentes impressions qui émanent des études extrêmement diversifiées des peintres de plein air qui ont su nous transmettre leur vision personnelle de la nature.

Emil Nolde
Maisons frisonnes, 1910
Brücke-Museum, Berlin

Die Brücke. Aux origines de l'expressionnisme. 1905-1914
31 mars - 17 juin 2012

Musée de Grenoble

Grâce à un prêt exceptionnel de 130 œuvres de premier plan provenant du musée Die Brücke de Berlin, le musée de Grenoble présentera, pour la première fois en France, une exposition consacrée exclusivement au groupe Die Brücke, initiateur du mouvement expressionniste allemand.

Créé à Dresde en juin 1905 par Ernst Ludwig Kirchner, Fritz Bleyl, Karl Schmidt-Rottluff et Erick Heckel et rejoint ensuite par Max Pechstein, Cuno Amiet et Otto Mueller, ce groupe se définit avant tout par son rejet de l'art académique.

Influencés par les œuvres de Van Gogh et de Munch autant que par les arts primitifs, ces artistes traduisent dans un style aux couleurs éclatantes et au graphisme résolument outré le rythme trépidant de la vie, celui du monde des origines en communion avec la nature comme celui des grandes villes et de leur atmosphère enfiévrée.

Maurice Denis, Panel 1 : Eros a été
frappé par la beauté de Psyché
1908, huile sur toile, 269,5 x 394 cm
© Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg

Bonnard, Vuillard et Denis. Prophètes de l'avant-garde
17 mars - 14 septembre 2012

Musée de l'Hermitage, Amsterdam, Pays-Bas

L'Hermitage à Amsterdam met à l'honneur le groupe de peintres français les Nabis.

Pierre Bonnard (1867-1947), Edouard Vuillard (1868-1940) et Maurice Denis (1870-1943) sont les artistes les plus influents de ce collectif, et ont cherché ensemble une nouvelle manière d'aborder la peinture.

Leurs œuvres se caractérisent par des grands aplats de couleur. La révolution de la photographie vient également changer leur point de vue. Si le mouvement nabi n'a pas forcément marqué les esprits, il a néanmoins ouvert la voie à l'Art abstrait.

Joaquin Sorolla
Garden of the Sorolla House, 1920
Madrid, Museo Sorolla

Joaquín Sorolla - Giardini di luce
17 mars - 17 juin 2012

Palazzo dei diamanti, Ferrare, Italie

L'exposition présente pour la première fois en Italie le travail de Joaquín Sorolla (1863-1923), interprète extraordinaire de la peinture espagnole moderne.

Membre éminent de la Belle Epoque, aux côtés des célèbres portraitiste Boldini et Sargent, Sorolla est maintenant considéré comme l'une des personnalités les plus fascinantes de la scène artistique espagnole de cette période cruciale, entre les XIXe et XXe siècles, marquée par la propagation de l'Impressionnisme et de la poésie symboliste.

Cette exposition, organisée en collaboration avec le Museo de Bellas Artes à Grenade et l'Alhambra Musée Sorolla à Madrid, rend hommage au maître de Valence.

Elle se concentre sur un moment crucial dans la carrière de l'artiste : les années de maturité et, en particulier, les œuvres créées par sa fascination pour le thème du jardin et sa rencontre avec l'Andalousie.

Henri Edmond Cross
Côte provençale, le four des Maures
1906-1907
Huile sur toile, 73 x 92 cm
Musée de la Chartreuse, Douai
© Musée de la Chartreuse, Douai

De Seurat à Matisse, Henri Edmond Cross et le néo-impressionnisme
11 mars - 10 juin 2012

Musée départemental Matisse, Palais Fénelon, Le Cateau-Cambrésis

L’œuvre de Henri-Edmond Cross (1856-1910) est une véritable courroie de transmission entre les innovations chromatiques du XIXe siècle, avec les théories de Chevreul et la technique impressionniste, et l’avant-garde du début du XXe siècle, présidée par le Fauvisme en tête.

L’exposition arrive au musée Matisse après avoir pris ses quartiers d’hiver au Musée Marmottan-Monet. Elle permet d’appréhender le travail des néo-impressionnistes Cross, Paul Signac et Georges Seurat, à l’aune de leurs successeurs. Résultat de leurs recherches, treize toiles d’Henri Matisse, de ses débuts jusqu’aux séjours à Collioure, jalonnent le parcours. Manguin, Valtat et Derain se nourrissent également de cette nouvelle dynamique picturale. Ce legs entre les deux générations se cristallise dans les aquarelles de Matisse, qui comme celles de Cross, explorent les idylliques rivages de la Méditerranée, telle une Arcadie moderne.


William Merritt Chase
The Olive Grove
circa 1910
Oil on canvas mounted on panel
59,6 x 85 cm
Chicago (IL)
Terra Foundation for American Art,
Daniel J. Terra Collection, 1992.25

Des Américains à Florence.
Sargent et les Impressionnistes du Nouveau Monde

3 mars - 15 juillet 2012

Palais Strozzi, Florence, Iltalie

Cette exposition , qui accueille les œuvres de peintres américains de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, propose d’explorer le regard des artistes du Nouveau Monde établisà Florence et en Toscane à l’aube du XXe siècle. Après la guerre civile aux États-Unis, nombre d’artistes rêvaient de visiter les ruines et les paysages d’Italie dans la tradition du « Grand tour » qui ne s’était jamais réellement éteinte depuis le XVIIIe siècle. Une trentaine de peintres américains, avec en chef de file John Singer Sargent, seront présentés au public italien.

L’exposition s'organise autour de cinq sections : « Room with a View » qui revient sur le quotidien de ces peintres dans la Florence de l’avant Première Guerre Mondiale ; « Americans in Florence » qui est une galerie de portraits et autoportraits des artistes de l’exposition ; « The Circle of Egisto Fabbri: Scholars and Painters » qui revient sur le rôle du collectionneur américain Egisto Fabbri ; « The Image of Florence and Tuscany » qui offrent le regard de ces artistes sur les paysages de Toscane et la cité florentine ; « America through the Lens of Painting and Literature » qui présente au public l’héritage culturel que ces artistes américains ont emporté avec eux à leur retour aux États-Unis

Au cours du parcours les toiles de ces artistes dialoguent avec celles de leurs contemporains de Florence et Toscane tels que Telemaco Signorini, Vittorio Corcos ou Michele Gordigiani.

Vincent van Gogh
Champ de blé avec un faucheur, 1889
92 x 73 cm, huile sur toile
Van Gogh Museum, Amsterdam
(Vincent van Gogh Foundation)

Rêves de nature. Le symbolisme de Van Gogh à Kandinsky
24 février - 17 juin 2012

Musée Van Gogh, Amsterdam, Pays-Bas

Le Van Gogh Musuem organise la première exposition consacrée aux paysages symbolistes européens. Près de 70 peintures seront réunies pour l’occasion, toutes plus poétiques les unes que les autres, des années 1880 à 1910. Cette sélection permettra d’apprécier une large diversité parmi les productions symbolistes tout en éclairant le visiteur sur les caractéristiques de ce courant. L’exposition met en avant le travail de nombreux artistes, des avant-gardistes du symbolisme comme Whislter et Böcklin, jusqu’à Mondrian et Kandinsky, en passant par Monet, Van Gogh ou Gauguin. Nombre des courants picturaux nés à l’aube du XXe siècle trouvent leur racine dans le symbolisme.

« Dreams of nature : Symbolism from Van Gogh to Kandinsky » entend présenter une vision globale du mouvement surréaliste à travers un corpus divers. L’exposition permettra ainsi de mettre en valeur l’importance de ce courant dans l’histoire de l’art de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Edvard Munch, Nuit d'hiver
Vers 1900
Huile sur toile, 80,5 x 120,5 cm
Kunsthaus Zürich,
© Musée Munch/Groupe Munch-
Ellingsen/2011 ProLitteris, Zurich

Un conte d'hiver
L'hiver dans l'art de la Renaissance à l'impressionnisme

10 février – 29 avril 2012

Kunsthaus, Zürich, Suisse

Cette exposition et sa centaine d'oeuvres montrent clairement pourquoi, pour tant d’artistes, l'hiver était la saison préférée de l'année. Avez-vous déjà vu les scènes burlesques représentant, aux Pays- Bas, les plaisirs du patinage, des activités gaillardes dans une alcôve, des courtisanes garnies de fourrure ou encore des enfants de paysans, grelottants? Le carnaval et les mets de Carême, le soleil d’hiver et les parties de boule de neige: aucune autre saison ne permet de déployer un éventail aussi vaste de sujets artistiques, que ce soit en peinture, en sculpture ou en arts plastiques.

De précieux tableaux du 16ème et 17ème siècle, des tapisseries couvrant des murs entiers destinés, autrefois, à de somptueux palais, des objets en or et en ivoire… Un parcours à la fois divertissant et informatif nous fait traverser quatre siècles d'art et d'artisanat consacrés à l'hiver, avec des tableaux de grands maîtres néerlandais de l'époque de Breughel jusqu'aux objets précieux et rares des Salons de peinture, et autres toiles noyées de lumière des impressionnistes, prêtées par le Musée d’Orsay de Paris.

Claude Lorrain
Landscape with Christ appearing to
Mary Magdelene (Noli me tangere)
1681. Oil on canvas, 84.5 x 141 cm.
© Kunsthalle, Hamburg.

Claude Lorrain. The Enchanted Landscape
3 février - 6 mai 2012

Städel Museum, Francfort, Allemagne

Reprenant les mots du célèbre poète Goethe, « Dans les peintures de Claude Lorrain (1600-1682), la nature elle-même devient éternelle », le musée germanique rend hommage à la carrière de ce peintre français.

Il incarne à lui seul l’éclectisme des arts au XVIIe siècle et surtout cette fascination pour les paysages et les vues italiennes qui marquent alors le « Grand Tour », passage obligé pour les artistes et les lettrés de l’époque.

Cette exposition monographique, la première de ces trente dernières années consacrées à Claude Lorrain en Allemagne, présentera la carrière de ce paysagiste de légende autour de 130 œuvres, dont une trentaine de toiles, ainsi que de multiples dessins et peintures.

William Turner, The New Moon
1840, Tate London
© Tate, London 2011

Turner and the Elements
28 janvier - 13 mai

Margate Contemporary, Margate, Grande-Bretagne

Cette exposition montre la fascination de Turner pour la pluie, le vent et les forces de la nature. JMW Turner (1775-1851) s’est rendu célèbre comme peintre des éléments. Dans ses tableaux de paysages, il a su créer des associations inédites d’eau, d’air de terre et de feu, observant leurs interactions. Autour de cinq éléments (eau, terre, air, feu et fusion), 95 peintures, dessins et aquarelles du maître de la lumière ont été réunis en provenance de la Tate à Londres et d’autres collections anglaises, allemandes et américaines. Cette exposition qui illustre l’évolution de la peinture de paysage de Turner sur plusieurs décennies a d'abord été présentée à Hambourg, puis à Cracovie, avant de s'envoler pour Margate.

William Degouve de Nuncques
Nocturne au parc royal de Bruxelles, 1897
Pastel sur papier, 65 x 50 cm
Paris, Musée d’Orsay
© RMN (Musée d’Orsay) /
Hervé Lewandowski

William Degouve de Nuncques, maître du mystère
28 janvier - 6 mai 2012

Musée Félicien Rops, Province de Namur, Belgique

William Degouve de Nuncques (1867-1935) traitera, toute sa vie, le paysage, jouant avec les nuances de couleurs, depuis les impressions urbaines nocturnes aux ambiances claires de plateaux enneigés.

Après une brève instruction académique, le jeune Degouve de Nuncques décide de se consacrer à l’art. Assez nanti que pour voyager et vivre de son art, Degouve fréquente les cercles d’avant-garde belges, multiplie les expositions à l’étranger et sillonne l’Europe en compagnie de sa jeune épouse, Juliette Massin, belle-sœur d’Emile Verhaeren. A cette période, son œuvre est caractérisée par la représentation d’une nature, nocturne et silencieuse, où l’éclairage lunaire donne naissance à un sentiment d’inquiétante étrangeté.

Durant les années 1890, Bruges et Venise bénéficient d’une forte attractivité au sein du milieu symboliste. Degouve interprète lui aussi ces villes aquatiques, lieux de toutes les projections : arrêt du temps, souvenir d’un âge d’or, atmosphère brumeuse enveloppée d’un voile mystérieux. À l’extrême fin du 19e siècle, Degouve de Nuncques redéfinit son rapport à la peinture en délaissant les effets nocturnes pour gagner une clarté qui le conduira progressivement à la blancheur de la neige.


La présente exposition regroupe regroupe une soixantaine de peintures, dessins, carnets, documents issus du Kröller-Müller Museum (Pays-Bas), de nombreux musées européens et de collections privées.

David Hockney
Winter Timber, 2009
Huile sur 15 toiles
Collection privée
© David Hockney
Photo: Jonathan Wilkinson

David Hockney : a bigger picture
21 janvier - 9 avril 2012

Royal Academy of arts, Londres

La Royal Academy présente la première grande exposition consacrée au travail de David Hockney sur les paysages. Des peintures vives inspirées par les paysages du Yorkshire, la plupart de grandes dimensions et réalisées spécifiquement pour l’exposition, seront présentées en lien avec des dessins et des films. À travers une sélection sur une période de plus de cinquante ans, ce nouvel ensemble d’oeuvres est à replacer dans le cadre des explorations plastiques de David Hockney et de sa fascination pour le paysage.

Parmi les oeuvres clefs de l’exposition se trouvent trois ensembles de travaux récents réalisés depuis 2005, lorsque Hockney est retourné à Bridlington et a fait preuve d’une observation attentive de son environnement à travers différents médias. L’exposition met l’accent sur le lien très fort qui le lie aux paysages qui lui étaient familier dans sa jeunesse, alors qu’il réexamine au fil des jours les changements de saisons, les cycles de la nature et les variations de lumière. Le visiteur se retrouve entraîné dans un voyage au sein du monde de Hockney tout au long de l’exposition.

Thomas Cole
La croix dans la solitude
1845
Huile sur toile 61 x 61 cm
Musée du Louvre, Paris

New Frontier : l'art américain entre au Louvre.
Thomas Cole et la naissance de la peinture de paysage en Amérique

14 Janvier - 16 Avril 2012

Musée du Louvre, Paris

Cette exposition-dossier est consacrée à Thomas Cole (1801-1848) et à la naissance du paysage américain.

Le Louvre possède une seule œuvre du peintre américain Thomas Cole : La Croix dans la solitude, qui marque l’aboutissement de sa réflexion, initiée dès 1825-1826, autour de la représentation d’un certain type de paysage américain, grandiose et en partie sauvage (the wilderness). Portées par un sentiment particulier de la nature élaboré par la littérature américaine contemporaine, les œuvres de Cole et bientôt de son compagnon Asher B. Durand initièrent un genre particulièrement fécond et spécifique de la jeune école de peinture américaine. Cinq peintures provenant des collections des institutions partenaires permettent de rendre compte de ce moment inaugural.

En regard de la peinture du Louvre est proposé le grand Paysage avec une scène du « Dernier des Mohicans » peint par Cole en 1826 (collection de la Terra Foundation) et qui compte parmi les premiers chefs-d’œuvre de l’artiste fortement inspirés par les textes fondateurs d’un certain imaginaire américain.

Nicolas de Staël
Paysage, 1955
Huile sur toile, 116 x 89 cm
Le Havre, MuMa
© Charles Maslard

Nicolas de Staël. Paysage (Antibes), 1955
Exposition dossier

11-29 janvier 2012

Musée André Malraux, le Havre

La donation par Hélène Senn-Foulds de la collection de son père, Édouard Senn, a permis de faire entrer dans les collections une des œuvres ultimes de Nicolas de Staël, Paysage (Antibes), 1955. Peu montrée jusqu’à ce jour, cette œuvre fait partie des toiles très importantes réalisées à Antibes par l’artiste, quelques semaines avant son suicide. En 1952, après une série de petits paysages peints en Normandie, qui le ramènent au sujet et à l’étude de la lumière, il découvre la lumière si différente du Sud. Son grand ami, le poète René Char a inventé pour parler de cette lumière l’expression « cassé-bleu », que Nicolas de Staël fait sienne quand il lui écrit ainsi : « j’étais un peu hagard au début dans cette lumière de la connaissance, la plus complète qui existe probablement, où les diamants ne brillent que l’espace d’un éclat d’eau très rapide, très violent. Le « cassé-bleu », c’est absolument merveilleux, au bout d’un moment la mer est rouge, le ciel jaune et les sables violets ».

Grâce aux prêts de la famille de l’artiste et du Musée Picasso d’Antibes, des œuvres de cette même période, dont le célèbre Fort Carré d’Antibes, 1955, viendront renforcer la compréhension de ce grand paysage marin.

 

Félix Ziem. Voyages, impressions et paradoxes
18 novembre 2011 - 28 février 2012

Musée des beaux-arts, Beaune


Cette exposition, présentée à l’occasion du centenaire du décès du peintre Félix Ziem (1821-1911), retrace l'itinéraire artistique de ce dernier, à travers ses voyages, qui sont les éléments constructifs de son évolution stylistique, et offrent une réévaluation de son œuvre picturale, abondante et variée. Peintre conteur et fidèle au mythe romantique, Ziem transforme et sublime le réel pour mieux le transcender. Peintures, dessins, documents d’archives et sculptures proviennent de collections publiques et de collectionneurs privés.

Trois axes guideront le visiteur :

- Voyages… Véritables sources d’inspiration, les voyages constituent souvent pour Ziem des lieux de rencontre entre l’eau et l’architecture. Il vouera une authentique passion pour Venise. D’autres sites le fascineront, tels l’Orient, le Maghreb, le Sud de la France, le Nord de l’Europe…
- Impressions… Devant tel ou tel paysage, Ziem fait part de ses ressentis ; les traduisant plastiquement par une juxtaposition de touches vives, souples et étincelantes. Il mène aussi une recherche approfondie, proche de celle des Impressionnistes, pour capter les effets atmosphériques, saisir la lumière et ses variations et traduire les interactions entre lumière, eau et pierre.
- Paradoxes… Artiste indépendant à l’œuvre immense (plus de 5000 peintures), souvent considéré comme inclassable, Félix Ziem multiplie les paradoxes et construit sa carrière et sa vie tel un conteur. Il demeure un artiste complexe et original qui sait jongler entre productions commerciales et œuvres aux velléités artistiques et plastiques innovantes pleinement assumées.

Albert Marquet
Quai des Grands-Augustins, 1905-1906
Huile sur toile, 60 x 73 cm
Le Havre, MuMa
© Florian Kleinefenn

Le Cercle de l’Art moderne au Havre. 1906-1909
23 novembre - 12 décembre 2011

Musée André Malraux, Le Havre


En 1906, de grands collectionneurs havrais, « attirés par une sympathie commune pour les tendances artistiques modernes », parmi lesquels Olivier Senn et Charles-Auguste Marande, créent avec un groupe d’artistes dont Raoul Dufy, Othon Friesz et Georges Braque une association baptisée Le Cercle de l’Art Moderne, dont le but est de favoriser la présentation de l’art moderne au Havre, sous forme d’expositions et de concerts.

L’exposition évoquera l’activité de cette association en réunissant des œuvres et des artistes présentés lors des quatre expositions qui attirèrent à l’époque la fine fleur de l’avant-garde artistique. Autour des œuvres d’Albert Marquet et d’Antoine Bourdelle appartenant aux collections du musée, un ensemble d’œuvres associées au Cercle et aujourd’hui présentes dans les grandes collections publiques et privée du monde entier seront réunies pour cette exposition.

 

Henri Edmond Cross et le néo-impressionnisme.
De Seurat à Matisse

20 octobre 2011 - 19 février 2012

Musée Marmottan Monet, Paris


Cette exposition suit l'évolution chronologique de l'œuvre d'Henri Edmond Cross (1856 – 1910) et la confronte à celle des autres néo-impressionnistes. Elle met en évidence les liens tissés par le peintre, des années parisiennes durant lesquelles il côtoie Seurat, Signac et les premiers « néo » jusqu'aux années 1892-1910 lorsque Cross s'établit à Saint- Clair et Signac à Saint-Tropez, point de ralliement de toute une jeune génération où Matisse et les futurs fauves s'initieront à la « division ». C'est au total une centaine de toiles et d'aquarelles en provenance de collections particulières et de musées internationaux (Allemagne, Belgique, Japon, États-Unis….) qui a pu être réunie, permettant ainsi de découvrir des œuvres inédites de la plus haute importance pour l'histoire du néo-impressionnisme.

André Utter, Paysage en Beaujolais, 1927
Huile sur toile, 33 x 41,5 cm
Musée Paul-Dini, musée municipal de
Villefranche-sur-Saône

Valadon, Utrillo, Utter, la "Trinité maudite".
Entre Paris et Saint-Bernard (1909-1939)

16 octobre 2011 - 12 février 2012

Musée municipal Paul-Dini, Villefranche-sur-Saône


Le musée développe sa politique annuelle d’exposition autour des artistes ayant un lien de vie ou de travail avec Rhône-Alpes. Afin de célébrer les dix ans du musée,, cette exposition propose une sélection d’oeuvres réalisées par les artistes de 1909 à 1939, entre la rue Cortot et leur lieu de villégiature à Saint-Bernard (Ain). Utrillo, Valadon, Utter tissent en effet un réseau d’amitiés stimulant certains artistes de la région Rhône-Alpes. L’exposition retrace l’histoire de leur rencontre et de leurs amis artistes et écrivains. Elle rassemble 150 peintures dont 40 oeuvres de la collection du musée de Villefranche ainsi qu’une centaine de documents, 10 oeuvres graphiques et une trentaine de photographies de Blanc-Demilly.

Gabrielle Münter, Paysage au mur blanc
1910, huile sur carton, 50 x 65 cm
Osthaus Museum Hagen
© Adagp, Paris 2011

Expressionismus & Expressionismi
Berlin-Munich 1905-1920. Der Blaue Reiter vs Brücke

13 octobre 2011 - 11 mars 2012

Pinacothèque de Paris


Cette exposition envisage l'expressionnisme allemand à travers la confrontation de ses deux courants fondateurs, Der Blaue Reiter et Brücke. Le titre Expressionismus & Expressionismi fait référence à l'importante exposition sur le Futurisme, intitulée Futurismo & Futurismi, qui a eu lieu à Venise en 1986. Ce néologisme permettait de montrer la diversité des mouvements constituant le Futurisme italien. De la même façon, cette exposition illustre la diversité des origines de l'Expressionnisme allemand, qui, souvent perçu comme monolithique est pourtant composé de deux approches diamétralement opposées.

Le groupe Brücke privilégiait une création émotionnelle, tournée vers les sensations et les perceptions de l'artiste. Ces peintres allaient exprimer leur rapport instinctif à une époque de décadence pangermanique dont ils furent les témoins impuissants et malheureux. Der Blaue Reiter se constitua quant à lui autour d'artistes et de philosophes qui développèrent une approche théorique, voire spirituelle, de l'œuvre d'art. Héritier du concept germanique «d'œuvre d'art totale», ce mouvement purement intellectuel conçoit la création idéale comme un équilibre harmonieux entre les disciplines.

L'exposition présentera, autour de cent cinquante œuvres environ, ces deux courants distincts mais représentatifs de l'Expressionnisme allemand.

Cézanne et Paris
12 octobre 2011 - 26 février 2012

Musée du Luxembourg, Paris


Si Cézanne (1839-1906) est généralement associé à la Provence, on ne saurait l’y restreindre. Plus de la moitié de son temps, à partir du moment où il se consacre à la peinture, se passe à Paris et en région parisienne. À Paris Cézanne se confronte tout autant à la tradition qu’à la modernité. Il trouve les « formules » avant de les exploiter en Provence. Le va-et-vient entre Provence et Ile de France devient constant même si les rythmes évoluent. Après 1890, les critiques, les marchands, les collectionneurs commencent à s’intéresser à son œuvre. Cézanne se montre attentif à cette reconnaissance qui ne peut venir que de Paris. Ainsi imprime-t-il plus que tout autre sa marque dans l’art moderne : des post-impressionnistes à Kandinsky, l’avant-garde le considèrera comme un précurseur, « notre père à tous », selon la formule de Picasso.

Organisée en collaboration avec le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, l’exposition revient sur le rapport essentiel de Cézanne à Paris. Elle réunit environ 80 oeuvres majeures issues du monde entier.

Claude Gellée, dit le Lorrain
Paysage côtier avec Persée et l’origine
du corail, 1673
Plume et encre brune, rehauts de blanc,
25,4 x 32,2 cm
Paris, Musée du Louvre, Photo : RMN

Claude Gellée, dit le Lorrain
Paysage côtier avec Persée et l’origine
du corail, 1673
Huile sur toile, 100 x 127 cm
Wells-Next-the-Sea, The Viscount Coke
and Trustees of the Holkham Estate
Photo : D. R.

Claude le Lorrain - Le dessinateur face à la nature
28 septembre 2011 - 8 janvier 2012

Teyler Museum, Haarlem, Pays-Bas21 avril - 18 juillet 2011
Musée du Louvre, Paris


Croquis sur le vif, dessins préparatoires, grandes compositions de paysages à caractère religieux ou mythologique témoignent de l'oeuvre de ce peintre, dessinateur et graveur, reconnu comme l'un des plus grands maîtres du paysage.

Au cours d’une longue carrière presque entièrement faite à Rome, de la fin des années 1620 jusqu’à sa mort en 1682, Claude Gellée, dit le Lorrain, a créé un art du paysage qui a profondément influencé les générations suivantes et, à bien des égards, changé la façon dont nous percevons la nature. Si avant lui, dans les premières années du XVIIe siècle, Annibale Carracci et ses élèves avaient perfectionné un type de paysage « classique », Claude Gellée a parfait ce genre en y apportant son don pour une peinture fine, lisse et extrêmement raffinée, et surtout une sensibilité extraordinaire pour les effets de lumière et les phénomènes de la nature.

Né vers 1604 ou 1605 dans une famille modeste, le jeune adolescent quitte sa Lorraine natale pour gagner l’Italie, comme pâtissier ou ornemaniste selon ses biographes. Vers 1620, il est à Rome, ville depuis laquelle il fait des excursions dans la campagna – souvent en compagnie d’autres artistes, parmi lesquels Herman van Swanevelt, Pieter van Laer et Nicolas Poussin – pour y dessiner d’après le motif. En témoignent un grand nombre de feuilles qui sont visiblement le fruit d’une observation directe de la nature, et qui offrent sans doute la meilleure approche pour apprécier à son juste niveau l’art de Claude Gellée.

C’est pourquoi cette exposition est essentiellement consacrée à son oeuvre dessiné, issu de deux fonds importants : celui du Louvre et celui du musée Teyler de Haarlem, Pays-Bas (dont la majorité n’a été exposée que rarement).

Ensemble, les deux institutions permettent de couvrir l’intégralité de la carrière de ce dessinateur infatigable, dont la variété de l’oeuvre dessinée n’a d’égale que sa beauté. Une douzaine d’importants tableaux du maître, prêtés par des musées français et étrangers, complètent l’exposition, permettant de mieux cerner le rôle joué par l’étude dessinée dans l’oeuvre peint du Lorrain.

Fatima El-Hajj, Une Promenade, 2011
Technique mixte sur toile
150 x 175 cm
© Fatima El-Hajj
Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris

Fatima El-Hajj
Les jardins de l'âme. Peintures récentes. Hommage a Shafic Abboud

16 septembre - 8 octobre 2011

Galerie Claude Lemand, 16 rue Littré, 75006 Paris


Les paysages de Fatima El-Hajj sont inspirés des parcs et jardins des villes qu'elle a observés et aimés au cours de ses voyages au Liban, au Yemen, au Maroc, en France. Sa palette et sa mémoire ont gardé vives les formes, les couleurs et la lumière de ces lieux et de leurs habitants. Ses peintures sont surtout le reflet du jardin qu'elle a elle-même aménagé devant son atelier de Rmaileh, à la manière de Claude Monet qui a créé son jardin de Giverny et qui fut le seul sujet de ses peintures au cours des 30 dernières années de sa vie. Le jardin de Fatima El-Hajj est beaucoup plus modeste et différent par nature de celui du maître impressionniste, car ce qu'elle peint inlassablement, ce sont les facettes infinies de son jardin intérieur, peuplé de silence et de beauté, d'une femme absorbée par la lecture ou la contemplation, d'un couple que la musique enchante, de petits groupes participant à une fête champêtre et citadine.

Théodore Rousseau
La Ferme dans les Landes
1844-1867, huile sur toile, 64,8 x 99,1 cm
Williamstown, Sterling and Francine
Clark Art Institute
© Clark Art Institute

La Collection Clark à Giverny, de Manet à Renoir
12 juillet - 31 octobre 2011

Musée des impressionnismes, Giverny

Le Sterling et Francine Clark Art Institute organise à travers l’Europe une grande exposition itinérante. Celle-ci rassemble près de 70 œuvres parmi les plus belles pièces de sa collection de peintures européennes du XIXe siècle. Seule étape française, le musée des impressionnismes de Giverny accueille des chefs-d’œuvre, peints par Claude Monet, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Berthe Morisot, Édouard Manet, tous réunis autour de plus de vingt peintures réalisées par Auguste Renoir. En outre, l’exposition présente des œuvres pré-impressionnistes de Camille Corot et de Jean-François Millet, ainsi que les peintures de style académique d’artistes tels que Jean-Léon Gérôme.

 

Visions romantiques des côtes de la Manche du Mont Saint-Michel au Pas-de-Calais
2 juillet – 6 novembre 2001

Château-Musée de Dieppe


Sur les côtes de la Manche, dans les premières décennies du XIXe siècle, quelques artistes échappés de la férule de l’académisme inventent la peinture de paysage, et croisent les Anglais depuis longtemps habitués à cet art : lurner, Bonington, Cotman, Roberts, Callow, Stanfield, Cooke, sont représentés à cette exposition avec des œuvres remarquables. Les Français Isabey, Huet, Le Poittevin, Delacroix ou Danvin, en quête de sublime et de pittoresque, se prendront de passion pour cette nature qui se révèle enfin, et dans la beauté de laquelle Chateaubriand et Bernardin de Saint-Pierre verront la preuve de l’existence de Dieu. Les côtes de la Manche, parce que proches de Paris mais aussi parce que variées et spectaculaires en maints endroits, seront pour les peintres leurs premiers terrains de découvertes.

 

Les Ziem du Petit Palais, Paris.
29 juin - 30 octobre 2011

Musée Ziem, Martigues

A l’occasion du centième anniversaire de la disparition de Félix Ziem, peintre français du XIXè siècle, le musée Ziem de Martigues exposera cet été des oeuvres des collections du Petit Palais à Paris. Cette collection, léguée par l’artiste lui-même à la ville de Paris est composée notamment de tableaux retraçant le vie de l’époque dans la métropole. Seront également exposées quelques-unes de ses copies de tableaux d’artistes majeurs comme Rembrandt. Le musée Ziem de Martigues regroupe depuis près de vingt ans quelques-unes des oeuvres du peintre, la ville de Provence ayant été un des refuges de l’artiste durant sa jeunesse jusqu’à ses dernières années. L’apport de la collection du Petit Palais est donc l’occasion de découvrir ou redécouvrir Ziem au travers de toiles qui composent une oeuvre prolifique.

Claude Monet, La Débâcle
1882, huile sur toile, 61 x 100 cm
Kunstmuseum Bern,
© Legat Eugen Loeb, Bern

Monet au Musée Marmottan et dans les Collections suisses
17 juin - 20 novembre 2011

Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse


Cette exposition est une invitation à l’étude de la nature, des paysages, de l’urbanisme dont le souci de ce patriarche de l’impressionnisme, a été de capter le réel dans ses apparences les plus fugitives. Un véritable hymne à la lumière et à la couleur représenté par quelque 70 peintures, dont 26 prêts historiques du Musée Marmottan Monet et toutes les autres œuvres provenant de grands musées (Bâle, Berne, Lausanne, Zurich, …) et collections privées suisses. Ce large panorama de l’œuvre de Monet met en lumière les principaux thèmes de l’œuvre de l’artiste : notamment Argenteuil, Vétheuil, la Hollande, les Meules, la Cathédrale de Rouen, Londres, Bordighera, les Peupliers, les Nymphéas, le Pont japonais…

Nils Udo
Fissure dans la lave, fleurs appelées «lanternes »
Ile de la Réunion, océan Indien
1998, Fujiflex sur aluminium, 96 x 124 cm
© Nils-Udo

Nils-Udo - Nature
30 mai - 1er octobre 2011

Musée de la Poste, Paris


Né en Allemagne en 1937, Nils-Udo commence une carrière de peintre, s’installant à Paris pendant une décennie. A l’âge de 35 ans, il vire totalement de bord, abandonne la peinture et devient un pionnier du travail dans (et avec) la nature. Il se fait remarquer par des installations-plantations dont l’une des premières est un Hommage à Gustav Mahler. Actif à travers le monde, de l’Inde au Mexique et des États-Unis au Japon, il s’est mesuré aux endroits les plus divers, des volcans de l’île de La Réunion aux déserts de Namibie, en passant par les parcs urbains de New Delhi. Cette rétrospective regroupe plus de soixante-cinq œuvres, datant de 1973 à 2010, dans une scénographie très épurée.

Ker-Xavier Roussel, Les Marronniers
Vers 1920, pastel, 85 x 97 cm
Collection particulière
© D.R.

Ker-Xavier Roussel (1867-1944). Le "Nabi bucolique".
28 mai - 2 octobre 2011

Musée des beaux-arts, Pont-Aven


Depuis 2009, le Musée de Pont-Aven met à l’honneur les artistes du groupe des Nabis (Prophètes en hébreu). Après les natures mortes réalistes de ses débuts, Roussel peint avec ses amis Nabis sous l’influence conjuguée de Gauguin et de Cézanne. Des scènes intimistes et des paysages aux formes en aplats, sans être strictement cloisonnées, et aux tons sourds, caractérisent ou imprègnent ses premières œuvres. Puis, il adapte le fruit de ses recherches de jeunesse aux sujets mythologiques. Peintures, dessins, pastels, lithographies en couleurs, oeuvres décoratives de ce proche d’Edouard Vuillard seront montrés pour l’occasion.

Le dessin français de paysage aux XVIIe et XVIIIe siècles
14 mai - 15 août 2011

Musée de l’ Île de France, Château de Sceaux


Préfiguration de la vocation nouvelle du Petit Château, cette exposition a permis la réunion d'une cinquantaine d'œuvres provenant de plusieurs grands musées (Besançon, Dijon, Epinal, Marseille, Montpellier, Quimper, Rennes), le Louvre consentant pour sa part à un ensemble de prêts particulièrement important. Le fonds propre du musée de l'Île-de-France vient compléter une sélection valorisant différents types de paysage, servis par une grande diversité de techniques graphiques (pierre noire, sanguine, lavis d’encre, aquarelle…). Les dessins de Claude Gellée, de Sébastien Bourdon ou de Pierre Patel, au XVIIe siècle, véhiculent une pensée résolument classique, nourrie de poésie virgilienne appelant à une méditation sereine, tandis que ceux de François Boucher, de Jean-Honoré Fragonard ou d'Hubert Robert, au siècle suivant, cherchent davantage, par leurs rythmes puissants et presque musicaux, à surprendre et déstabiliser le spectateur.

Gustave Caillebotte
Toits sous la neige (détail)
© RMN (Musée d'Orsay) / Franck Raux

Paris au temps des impressionnistes
12 avril - 30 juillet 2011

Hôtel de ville, Paris

Le nouveau Paris et la vie qu’il a engendrée sont au centre des préoccupations artistiques des années 1850-1914. Jongkind et Lépine, Manet et Degas, Monet et Renoir, Caillebotte et Pissarro vont tous se passionner pour la ville et la vie de Paris, soulignant sa modernité. Gauguin et Van Gogh, Signac, Luce, puis Bonnard et Vuillard l’explorent aussi, parfois jusque dans sa vie souterraine avec la création des premières lignes de métro à partir de 1900. A la même époque d’autres s’intéressent à la société mondaine qui se retrouve sous les dorures des hôtels particuliers. Les scènes de bal et les portraits de Béraud, De Nittis, Boldini ou Blanche apportent ainsi un contrepoint aux représentations du Paris populaire vers lequel se tournait plus volontiers l’avant-garde de l’époque.

La peinture émoi….et moi ?
vendredi 1 er avril 2011 - 20 H 45

Espace St Jo’, Clamart


Face à quelques œuvres projetées :
St François d’Assise recevant les stigmates – Giotto
Les chasseurs dans la neige-Bruegel
Portrait de Berthe Morisot – Manet
La mort de la Vierge – Le Caravage
Peinture 1957 – Hantaï

Partager l’émotion d’une grande historienne, Hélène Mugnier, spécialiste de l’art, sur le cheminement par lequel certains tableaux l’ont construite et lui font vivre pleinement ce qu’elle est aujourd’hui. Une occasion d’échanges d’expériences artistiques sur une autre manière de voir et de vivre la peinture. Hélène Mugnier réagira tout au long de la soirée aux questions de l’animateur Pierre Jourdan, et du public avec qui elle essaiera de faire passer l’expérience qui l’anime au quotidien.

Espace St Jo’ - 54 rue du Moulin de Pierre - Clamart
Parking gratuit - Entrée libre dans la limite des places disponibles - Ouverture des portes à 20h20.

De Turner à Monet, la découverte de la Bretagne par les paysagistes au XIXe
1er avril - 31 août 2011

Musée des beaux-arts, Quimper


Cette exposition réunit plus de 80 peintures, dessins et gravures depuis des chefs d’œuvre de Turner, Corot, Jongkind, Daubigny, Boudin, Monet ou Luce en provenance des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de Suisse, des Pays-Bas, d’Allemagne et de grands musées français. Elle évoque les diverses approches des peintres, explique leurs déplacement sur le motif à travers la péninsule, montre l’évolution des lieux et des thèmes au fil du temps, depuis la peinture des ports de guerre à la fin du XVIIIe, jusqu’aux scènes réalisées lors des séjours de Claude Monet ou Maximilien Luce dans les dernières années du siècle.

Pierre Bonnard, Fenêtre ouverte sur la
Seine (Vernon), vers 1911
Musée des Beaux-Arts, Nice
Photo : Muriel Anssens
© ADAGP, Paris, 2011

Bonnard en Normandie
1er avril - 3 juillet 2011

Musée des impressionnismes, Giverny


Près de 80 oeuvres (peintures et dessins) seront réunies autour de photographies et de nombreux documents et archives pour évoquer la période normande de l’artiste qui séjourna près de Giverny de 1910 à 1938. Cette période, la moins étudiée car elle est considérée comme un temps de transition entre la production de jeunesse et celle du Cannet, est pourtant particulièrement riche. Au tournant du siècle, Bonnard tourne le dos à l’esthétique Nabi et cherche un langage neuf. Son art s’oriente progressivement vers une expression toujours plus forte et plus libre de la couleur, une recherche parallèle à celle que mène à la même époque son ami et voisin Claude Monet.

Annibal Carrache, Paysage fluvial,
Circa 1590
The National Gallery of Art, Kress
collection, Washington
© National Gallery of Art, Washington

Nature et idéal : le paysage à Rome, 1600-1650. Carrache, Poussin, Le Lorrain...
9 mars - 6 juin 2011

Galeries nationales du Grand Palais


C'est à Rome, dans la première moitié du XVIIème siècle, que l'histoire de la peinture de paysage commence. Les plus grands artistes, Carrache, Rubens, Claude Le Lorrain, Poussin... vont contribuer à l'émergence du paysage peint, à travers différents types de représentations de la nature : vues idéales de la campagne romaine, marines, scènes antiques... 80 peintures et une vingtaine de dessins mettent ainsi en lumière les aspects les plus marquants de l'art du paysage.

Gustave Courbet, l’amour de la nature
4 mars - 4 juin 2011

Fondation Mona Bismarck, Paris


En partenariat avec l’Institut Courbet, la Fondation Mona Bismarck présente trente-cinq toiles et quatorze dessins du maître du réalisme ainsi qu’une sélection d’œuvres de ceux qu’il a inspirés. Gustave Courbet, en rupture avec tous les académismes de son époque, propose un nouveau regard sur la nature et les êtres, pris sur le vif, un regard socialement libre. En peignant les paysages de la nature de sa vallée natale, l’identité du peintre réaliste s’est confirmée.

Pierre-Auguste Renoir,
Venezia, Palazzo Ducale, 1881
Sterling and Francine Clark Art Institute,
Williamstown, Massachusetts, USA
Photo Michael Agee © Sterling and
Francine Clark Art Institute

Impressionisti, les chefs d’oeuvre de la Collection Clark
2 mars - 19 juin 2011

Palazzo Reale, Milan, Italie


Cette extraordinaire exposition itinérante (le Musée Clark à Williamson dans le Massachussetts est fermé pour travaux d’agrandissement), après Milan, ira en France, au Musée des Impressionnismes à Giverny du 13 juillet au 31 octobre, puis en Espagne, et ensuite dans les grands musées du monde. La liste des peintres exposés est impressionnante : Renoir, Monet, Degas, Manet, Morisot, Pissarro, Bonnard, Corot, Gauguin, Millet, Sisley, Toulose-Lautrec... Il y a exactement un siècle, en 1911, l’américain Robert Sterling Clark, héritier du patrimoine des machines à coudre Singer, émigra à Paris après une jeunesse riche d’aventure et de succès. La passion pour l’art se traduisit par une activité de collectionneur intense et d’une grande sensibilité.

Ecole de Rouen.
Les peintres impressionnistes et post-impressionnistes

21 janvier - 18 avril 2011

Atelier Grognard, Rueil Malmaison


Poursuivant l’histoire de la peinture le long de la Seine, dans la continuité de l’exposition «Reflets de la Seine impressionniste» organisée en 2009, la ville de Rueil Malmaison présente, à l’Atelier Grognard, les œuvres des peintres impressionnistes et post impressionnistes qui ont formé l’école de Rouen. Avec près de cent tableaux, l’exposition apporte un nouvel éclairage sur l’ensemble de ces peintres, qui réussirent à travers leurs œuvres à exprimer leur attachement pour leur terre natale mais également à capter l'atmosphère aérienne changeante et brumeuse, si particulière des bords de Seine.